Ritournelle de la faim - Jean-Marie-Gustave Le Clézio -

Résumé
Ma mère, quand elle m'a raconté la première du Boléro, a dit son émotion, les cris, les bravos et les sifflets, le tumulte. Dans la même salle, quelque part, se trouvait un jeune homme qu'elle n'a jamais rencontré, Claude Lévi-Strauss. Comme lui, longtemps après, ma mère m'a confié que cette musique avait changé sa vie. Maintenant, je comprends pourquoi. Je sais ce que signifiait pour sa génération cette phrase répétée, serinée, imposée par le rythme et le crescendo. Le Boléro n'est pas une pièce musicale comme les autres. Il est une prophétie. Il raconte l'histoire d'une colère, d'une faim. Quand il s'achève clans la violence, le silence qui s'ensuit est terrible pour les survivants étourdis. J'ai écrit cette histoire en mémoire d'une jeune fille qui fut malgré elle une héroïne à vingt ans.
Ma critique
Des jolis mots qu’on ne lit jamais ; de belles phrases aussi c’est ce qui m’a incité à le terminer, mais je n’ai pas accroché vraiment, sauf au début de l’histoire, la relation de cette fillette de dix ans (Ethel) avec ce grand oncle ( Mr Soliman) ; l’amitié entre Ethel et Xenia une fillette née en France de nobles russes ruinés et chassés par la révolution. ; le roman ne raconte pas grand-chose ( Une famille bourgeoise dans les années 30, accaparée par les réunions de salon, le couple qu bat de l’aile, les projets de la maison mauve qui tombe à l’eau puisque le père d’ Ethel la dépossède de l’héritage du grand oncle qu’il dilapidera.
Les sentiments sont superficiels, un peu déçue sans avoir perdu mon temps tout de même.