La Moisson 2009 Seconde Partie
En avance d'une dizaine de jours , nous avons terminé la moisson jeudi soir.
Le temps favorable ; peu de pluie, pas d'orage ou sans violence.
La récolte est restée debout, c'était donc facile à battre aussi bien pour la machine que le chauffeur, toujours en stress tout de même à cause d'une météo parfois capricieuse.
C'est donc à deux, tranquillement que nous avons opéré.
Parfois la complicité d'un petit jeune " Benoît " passionné par l'agriculture, les tracteurs.
abandonna son poste deux demi-journées pour aider.
Sa participation permis de gagner du temps ; Benoît terminait de remplir la remorque et partait ensuite la livrer à la coopérative. Le temps qu'il s'y rende je remplissais la seconde.
Rémi pris le relais le lendemain ; là aussi une aide précieuse surtout quand on sait que des orages sont annoncés et que les 13 hectares sur Mil se trouvent à 30 kms de la maison.
Il faut donc plus d'une heure de trajet pour transférer le matériel .
S'engager sur des routes étroites, à la visibilité réduite.
Mal m'a pris de garder peu de distance entre le tracteur et la batteuse , laquelle trainait le charriot de coupe.
Je ne m'attendais pas à ce que l'engin freine pour laisser passer une voiture et j'ai donc tamponné dans la coupe. J'ai tenté de braquer au maximum pour l'éviter mais trop tard...
Mick ne s'apercevant de rien, continu son bonhomme de chemin, alors que j'étais au 400 coups de ma bévue, voyant battre une tôle qu'il pouvait perdre d'un instant à l'autre.
J'avais beau klaxonner, il avançait dar-dar.
Je me gare pour l'avertir du portable ...
Je vous laisse imaginer un chef d'entreprise en colère de la faute de son employé ; heureusement pour moi , je suis aussi sa femme.
En arrivant sur la parcelle, il teste si cela tourne ... miraculeusement OUI avec l'arbre tordu, un pignon qui risquait de casser à tout moment...
Je n'étais pas fière de moi .. j'ai eu la trouille toute la journée que le matos nous laisse en rade.
Mais finalement , la robuste Dominator assura son travail saisonnier sans intervention pendant la totalité de la récolte.
Leçon bien retenue ; pour le rapatriement j'ai gardé une large distance.
Heureusement d'ailleurs , car dans le petit village de B/ A, un gendarme stoppe la machine sur la rue principale , je me gare, avance aux nouvelles , pensant à un contrôle routier .. ben non ... il y avait un accident de la circulation, une voiture rentrée dans un muret dont les pierrees et briques s'éparpillaient sur la chaussée.
Pour gagner du temps et poursuivre la récolte nous avons reculé ( enfin pas moi le chef ) les deux véhicules et repartîmes vers un autre itinéraire.
Hélène participa en concoctant des petits plats, de bons sandiwichs ; effectuant la navette pour les aller-retour en me ramenant en plaine chercher le second tracteur .
Le temps favorable ; peu de pluie, pas d'orage ou sans violence.
La récolte est restée debout, c'était donc facile à battre aussi bien pour la machine que le chauffeur, toujours en stress tout de même à cause d'une météo parfois capricieuse.
C'est donc à deux, tranquillement que nous avons opéré.
Parfois la complicité d'un petit jeune " Benoît " passionné par l'agriculture, les tracteurs.
abandonna son poste deux demi-journées pour aider.
Sa participation permis de gagner du temps ; Benoît terminait de remplir la remorque et partait ensuite la livrer à la coopérative. Le temps qu'il s'y rende je remplissais la seconde.
Rémi pris le relais le lendemain ; là aussi une aide précieuse surtout quand on sait que des orages sont annoncés et que les 13 hectares sur Mil se trouvent à 30 kms de la maison.
Il faut donc plus d'une heure de trajet pour transférer le matériel .
S'engager sur des routes étroites, à la visibilité réduite.
Mal m'a pris de garder peu de distance entre le tracteur et la batteuse , laquelle trainait le charriot de coupe.
Je ne m'attendais pas à ce que l'engin freine pour laisser passer une voiture et j'ai donc tamponné dans la coupe. J'ai tenté de braquer au maximum pour l'éviter mais trop tard...
Mick ne s'apercevant de rien, continu son bonhomme de chemin, alors que j'étais au 400 coups de ma bévue, voyant battre une tôle qu'il pouvait perdre d'un instant à l'autre.
J'avais beau klaxonner, il avançait dar-dar.
Je me gare pour l'avertir du portable ...
Je vous laisse imaginer un chef d'entreprise en colère de la faute de son employé ; heureusement pour moi , je suis aussi sa femme.
En arrivant sur la parcelle, il teste si cela tourne ... miraculeusement OUI avec l'arbre tordu, un pignon qui risquait de casser à tout moment...
Je n'étais pas fière de moi .. j'ai eu la trouille toute la journée que le matos nous laisse en rade.
Mais finalement , la robuste Dominator assura son travail saisonnier sans intervention pendant la totalité de la récolte.
Leçon bien retenue ; pour le rapatriement j'ai gardé une large distance.
Heureusement d'ailleurs , car dans le petit village de B/ A, un gendarme stoppe la machine sur la rue principale , je me gare, avance aux nouvelles , pensant à un contrôle routier .. ben non ... il y avait un accident de la circulation, une voiture rentrée dans un muret dont les pierrees et briques s'éparpillaient sur la chaussée.
Pour gagner du temps et poursuivre la récolte nous avons reculé ( enfin pas moi le chef ) les deux véhicules et repartîmes vers un autre itinéraire.
Hélène participa en concoctant des petits plats, de bons sandiwichs ; effectuant la navette pour les aller-retour en me ramenant en plaine chercher le second tracteur .
Scénes de travail en images

L'arrivée sur la parcelle ; atteler la coupe !

120 cheveaux rentrent en action !

Jolie couleur dorée pour ces épis , beau ciel bleu ; du vent ,du soleil ; des conditions optimales pour réaliser une bonne journée de travail .
120 cheveaux rentrent en action !



Comme une voiture ... sauf que la mise en avant ou en arrière se fait à gauche avec la manette orange que l'on enclenche, ensuite je choisie ma game de vitesse ( j'en parle plus bas)

Les épis ne font pas un pli devant les dents de la coupe de 4 mètres.

A l'arrière la paille broyée et dans le ventre ( trémie) le grain tout chaud pour du bon pain

A l'arrière la paille broyée et dans le ventre ( trémie) le grain tout chaud pour du bon pain
Mon second engin ; un John Deer de 140 chevaux, et la nouvelle remorque " Le Boulch" 15 tonnes

Poste de commande.
Quasiment identique sur l'un et l'autre.
Pour le passage des vitesses je choisie la game avec l'aide du jostik ( boule orange) B pour charger , C - D pour convoyer la remorque chargée et E pour rouler à vide.
Pour augmenter la vitesse, on appuit sur le petit bouton ( liévre 1 2 3 4) et pour descendre petit bouton du bas ( tortue ).
Assise confortablement, en attendant que la trémie se remplisse j'ai tout le loisir non seulement de profiter du spectacle ; prendre des photos pour vous satisfaire, mais aussi me plonger dans quelques pages d'un roman.
C'est pas cool comme travail !

Première alerte pour le chargement, la mise en action des gyrophars, je dois me préparer à intervenir, avancer doucement, prendre du recul sur la gauche évitant d ' encrasser le filtre à air de toutes ces paillettes, poussières , et faciliter le déploiement de la vis sans endomager la remorque.

Prendre mes repéres, centre de la remorque et différents points sur la coupe, avancer au rythme de la batteuse, charger la remorque avant-arrière-centre sans mettre un grain à terre.
Michel est vigilant, toujours la main sur la manette pour fermer au cas où un écart se réalise surtout les premiers jours
Chauffeur occasionnel, je m'améliore chaque jour un peu plus.

Parcelle en pointe
Fin de remorque ; dernière trémie vidée à l'arrêt pour charger à bloc.
Pendant ce temps, je remplie dûment le bon de livraison lors de livraison en coopérative ; c'est obligatoire.
C'est le premier maillon de la chaîne de tracabilité.
Direction les aires de stokage.
1) La coopérative
Nous livrons en tout début de saison lorsqu'il n'y a pas encore d'affluance.
(200 tonnes déja livrées)

Tout d'abord on passe sur le pont bascule, l'ensemble est pesé, la sonde descend au centre de la remorque, au coeur du blé , un échantillon est aussi prélevé, il sera analysé ; ensaché ; convservé pour la traçabilité.

L'échantillon de céréales descent dans l'entonnoir blanc à gauche sur la photo, la quantité requise du petit sceau jaune sera analysée par les deux testeurs .

Selon la variété nous sommes dirigés dans l'une des cellules pour vider la remorque .


Avant de repartir , le tracteur et la remorque passe sur le pont bascule pour déterminer le tonnage livré.
3) Notre récolte ensuite est stockée dans les hangars

Bâtiment de stockage
5) Dans le bâtiment différents tas séparés à l'aide de stomos.
Il reste à suivre les cours et vendre au meilleur moment le reste une fois les contrats honorés.
A ce jour , 300 tonnes de blé et 35 tonnes de pois sont stockés.

Bâtiment de stockage
Certes les rendements sont excellents entre 70 et 120 quintaux, de bonne qualité principalement.
Les rendements exceptionnels contribuent à une diminution des prix.
Dans les cours des coopératives s'amoncélent des montagnes de blé, tant la place dans les silos manquent.
Le balai incessant des camions permettra d'évacuer au plus vite et au mieux la marchandise.

60 hectares de céréales diverses :
-Blé 40 ha ( 5 variétés différentes)
Escourgeon 10 ha ;
Orge 5 ha
Pois Protéagineux 5 ha
prendront eux aussi des chemins vers les moulins de france ou voyageront vers de lointaines contrées.
L'orge quand à elle, destinée à la fabrication de la bière prendra le chemin vers une malterie via l'intermédiaire que seront les différentes coopératives ou les négociants.

Pois Protéagineux

Grains de blé

Certains blés sont valorisés en blé biscuitier, une prime supplémentaire est versée.
D'autres en label rouge, et les hors normes destinés à l'alimentation animale.
Les pois protréagineux (jaunes) sont destinées à l' alimentation animale .
En stockant quelques mois nous augmenterons de quelques centimes la valeur.
Pour le moment , nous ne toucherons qu'un acompte ( 100 € Tonne ) les compléments de prix seront versés à la saison prochaine ( juillet 2010), il faut donc faire confiance à sa coopérative chargée de la négociation fluctuelle, de ses débouchés et de petites niches qui apportent une nouvelle valeur.
La concurence est serrée, ont est parfois bien déçu lorsque les uns et les autres remettent la grille des prix.
C'est pourquoi que dorénavant, nous nous diversifions non seulement dans le choix des variétés mais aussi dans les lieux de collecte.
Face aux négociants privés il faut rester prudent ; choisir des enseignes ayant pignon sur rue ; c'est prendre le moins de risque possible de ne toucher qu'un chéque en bois .
Nos projets pour l'an prochain : tenter la culture de colza, qui produira le diester.
Les semis se réaliseront aprés le 20 Aout.
La coopéraitve pourrait de nouveau proposer du lin, peut-être opterons-nous également l'ensemencement de quelques hectares.
Je termine ici ce reportage qui je l'espére vous aura interressé.

Je serais heureuse de lire vos commentaires ; mes lecteurs manquent de motivation !.
Je ne suis pas découragée, mais déçue du silence.
Manquerais-je d'innovations ?

Poste de commande.
Quasiment identique sur l'un et l'autre.
Pour le passage des vitesses je choisie la game avec l'aide du jostik ( boule orange) B pour charger , C - D pour convoyer la remorque chargée et E pour rouler à vide.
Pour augmenter la vitesse, on appuit sur le petit bouton ( liévre 1 2 3 4) et pour descendre petit bouton du bas ( tortue ).
Assise confortablement, en attendant que la trémie se remplisse j'ai tout le loisir non seulement de profiter du spectacle ; prendre des photos pour vous satisfaire, mais aussi me plonger dans quelques pages d'un roman.
C'est pas cool comme travail !

Première alerte pour le chargement, la mise en action des gyrophars, je dois me préparer à intervenir, avancer doucement, prendre du recul sur la gauche évitant d ' encrasser le filtre à air de toutes ces paillettes, poussières , et faciliter le déploiement de la vis sans endomager la remorque.

Prendre mes repéres, centre de la remorque et différents points sur la coupe, avancer au rythme de la batteuse, charger la remorque avant-arrière-centre sans mettre un grain à terre.
Michel est vigilant, toujours la main sur la manette pour fermer au cas où un écart se réalise surtout les premiers jours
Chauffeur occasionnel, je m'améliore chaque jour un peu plus.

Parcelle en pointe
Fin de remorque ; dernière trémie vidée à l'arrêt pour charger à bloc.
Pendant ce temps, je remplie dûment le bon de livraison lors de livraison en coopérative ; c'est obligatoire.
C'est le premier maillon de la chaîne de tracabilité.
Direction les aires de stokage.
1) La coopérative
Nous livrons en tout début de saison lorsqu'il n'y a pas encore d'affluance.
(200 tonnes déja livrées)

Tout d'abord on passe sur le pont bascule, l'ensemble est pesé, la sonde descend au centre de la remorque, au coeur du blé , un échantillon est aussi prélevé, il sera analysé ; ensaché ; convservé pour la traçabilité.

L'échantillon de céréales descent dans l'entonnoir blanc à gauche sur la photo, la quantité requise du petit sceau jaune sera analysée par les deux testeurs .

Selon la variété nous sommes dirigés dans l'une des cellules pour vider la remorque .


Avant de repartir , le tracteur et la remorque passe sur le pont bascule pour déterminer le tonnage livré.
3) Notre récolte ensuite est stockée dans les hangars

Bâtiment de stockage
5) Dans le bâtiment différents tas séparés à l'aide de stomos.
Il reste à suivre les cours et vendre au meilleur moment le reste une fois les contrats honorés.
A ce jour , 300 tonnes de blé et 35 tonnes de pois sont stockés.

Bâtiment de stockage
Certes les rendements sont excellents entre 70 et 120 quintaux, de bonne qualité principalement.
Les rendements exceptionnels contribuent à une diminution des prix.
Dans les cours des coopératives s'amoncélent des montagnes de blé, tant la place dans les silos manquent.
Le balai incessant des camions permettra d'évacuer au plus vite et au mieux la marchandise.

60 hectares de céréales diverses :
-Blé 40 ha ( 5 variétés différentes)
Escourgeon 10 ha ;
Orge 5 ha
Pois Protéagineux 5 ha
prendront eux aussi des chemins vers les moulins de france ou voyageront vers de lointaines contrées.
L'orge quand à elle, destinée à la fabrication de la bière prendra le chemin vers une malterie via l'intermédiaire que seront les différentes coopératives ou les négociants.

Pois Protéagineux

Grains de blé

Certains blés sont valorisés en blé biscuitier, une prime supplémentaire est versée.
D'autres en label rouge, et les hors normes destinés à l'alimentation animale.
Les pois protréagineux (jaunes) sont destinées à l' alimentation animale .
En stockant quelques mois nous augmenterons de quelques centimes la valeur.
Pour le moment , nous ne toucherons qu'un acompte ( 100 € Tonne ) les compléments de prix seront versés à la saison prochaine ( juillet 2010), il faut donc faire confiance à sa coopérative chargée de la négociation fluctuelle, de ses débouchés et de petites niches qui apportent une nouvelle valeur.
La concurence est serrée, ont est parfois bien déçu lorsque les uns et les autres remettent la grille des prix.
C'est pourquoi que dorénavant, nous nous diversifions non seulement dans le choix des variétés mais aussi dans les lieux de collecte.
Face aux négociants privés il faut rester prudent ; choisir des enseignes ayant pignon sur rue ; c'est prendre le moins de risque possible de ne toucher qu'un chéque en bois .
Nos projets pour l'an prochain : tenter la culture de colza, qui produira le diester.
Les semis se réaliseront aprés le 20 Aout.
La coopéraitve pourrait de nouveau proposer du lin, peut-être opterons-nous également l'ensemencement de quelques hectares.
Je termine ici ce reportage qui je l'espére vous aura interressé.

Je serais heureuse de lire vos commentaires ; mes lecteurs manquent de motivation !.
Je ne suis pas découragée, mais déçue du silence.
Manquerais-je d'innovations ?
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